Après le père Mario, passons au cas Sonic, plus précisément le meilleur des Sonic (évidemment, puisque je vous le dis!), Sonic the Hedgehog 2.Mais avant cela, petit historique de la bête, lu dans un Consoles + il y a bien longtemps (et que j'ai certainement dû jeter, pauvre fou que j'étais alors). Alors, si je me souviens bien, Sonic a été recueilli par le docteur Kintobor. Et ce brave monsieur, constatant qu'il a affaire à un hérisson humanoïde qui adore courir (il n'était pas encore bleu, mais plutôt marron tout pourri, marron hérisson kwa...), le fout dans une sorte de roue de hamster, et le fait courir. Sauf que le père Sonic, question vitesse de pointe, c'est plus proche de K2000 que de Jeanne Moreau. Et comme de bien entendu, sur une roue de hamster, il dépasse le mur du son (mais si, je suis persuadé que K.I.T.T. y arrive aussi... Non? Après un Turbo Boost non plus?). Suite logique des évènements, il devient bleu (dépassez le mur du son à pied et on en recause). Et, plus problématique, il a flingué ses Stan Smith à force de courir comme un con. Alors là, ni une ni deux, le sympathique docteur Kintobor, qui possède vraisemblablement quelques notions de confection (devenez savant et on en recause), lui tricote une petite paire de chaussures rouges bien moche mais très pratique pour passer le mur du son sans perdre un bout de semelle.
OK, Sonic c'est bon, on passe à Kintobor (punaise, ce nom...). Le décontracté docteur Kintobor (quoiqu'après cinq Pina Colada, Jack Bauer aussi serait décontracté), gentil savant qui aime les films de Capra (j'extrapole un peu), invente des machines pour que le monde soit un paradis composé uniquement de gens gentils gnagnagna. Et comme dans toute expérience scientifique, ya un truc qui fout la merde. Alors je sais plus ce que c'est, mais ça pète de partout, et le gentil Kintobor (je vous ai dit qu'il était sympa?) devient le vil docteur Robotnik (Robotnik, Kintobor... Non?) et Sonic, pas con sur ce coup, se tire sans demander son reste. Ça, c'était l'intro...
Pour en revenir au jeu en lui-même (oui, je sais, j'ai tendance à dévier du sujet...), il suit les nouvelles aventures du hérisson cocaïné. Celui-ci, toujours poursuivi par les huissiers depuis le premier épisode (et selon vous, qui va raquer pour les millions de dollars d'équipement partis en fumée? Bah ouais, c'est aussi ça, la vie.), passe son temps à ramasser de la thune qui traîne par terre en courant le plus vite possible vers la droite (à gauche, il y a les huissiers... Vous suivez?) tout en évitant de se retourner.
Pourquoi ne pas se retourner me direz-vous? Eh bien c'est une excellente question, mais je vous soupçonne de ne pas l'avoir envisagée, trop abasourdis que vous êtes par la montagne d'informations qui tombe sur vos frêles épaules. Pourquoi? C'est bien simple, à chaque fois qu'il se retourne, il voit un renard à deux queues qui vole derrière lui. D'ailleurs, si vous le voyez aussi, c'est qu'il est temps de mettre un terme à votre consommation de substances illicites.
Sur sa route, le hérisson bleu croisera un bon paquet d'ennemis (forcément, shooté comme il est, même un parcmètre devient une menace.). D'ailleurs, si quelqu'un pouvait m'expliquer pourquoi un génie du mal tel que le docteur Robotnik construit des robots qu'il fait contrôler par... des bébés animaux??! Parce que franchement, une araignée mécanique dirigée par un bébé phoque, ou encore un piranha sauteur aux dents acérées qui contient un bébé poulet à l'intérieur... On doit pouvoir faire plus simple, non?
Bref, Sonic parcourra environ 12.000 km (facile) roulé en boule (si si, on va plus vite comme ça!), se transformera de temps en temps en Super Sonic (vous voyez Sangoku? Bon...) traversera un casino, une usine, une pyramide, une raffinerie pétrolière, se fera déposer en avion par un renard à deux queues (mais alors... Il est réel?!), et à force d'aller tout droit, tombera sur ce vilain docteur Robotnik, à qui il défoncera la tête une bonne fois pour toutes.
Et je dis une bonne fois pour toutes, car les Sonic après Sonic 2, bah c'est que de la merde. Amen.

